L'hiver 2016-2017 s'est soldé par une mortalité d'abeilles sans précédent sur notre exploitation ! L'enquête avance

Ce sont plus de 50 % de nos ruches qui sont mortes pour des raisons qui restent encore inconnues à ce jour. Des investigations sont en cours avec les services vétérinaires et le SRPV (Service régional de la Protection des végétaux) pour tenter de déterminer l'origine de cette catastrophe sans précédent qui touche notre exploitation. Depuis 1973, nous n'avions jamais constaté un niveau de pertes aussi élevé. Toutes les hypothèses sont à l'étude : varroa destructor, le frelon asiatique, les pesticides, une maladie des abeilles, un effet météo... Pour l'instant, aucun diagnostic précis n'est avancé.

En attendant, et pour pouvoir remonter notre exploitation, nous lançons un appel à l'aide pour racheter 250 essaims certifiés bio.

Mise à jour du 05 avril.

Et l'hécatombe continue...

A la veille de la venue du vétérinaire mandaté par l'administration, nous avons fait un nouveau point sur l'état de nos ruches :

Entre Le 31 janvier, date à laquelle nous avons lancé l'alerte et le 5 avril, ce sont 58 ruches de plus qui sont mortes.

Il ne nous reste plus que 173 ruches vivantes dont une cinquantaine dans un état critique.

En déduisant les ruches qui sont aujourd'hui dans l'incapacité de produire sur 2017, il ne nous reste plus que 123 ruches dont 31 seront en mesure de produire du miel sur 2017.

Nos pertes à ce jour sont de 75 %...

La Presse locale en parle...

Reportage sur France bleu Drôme-Ardèche diffusé le 02 mai : Reportage

Voici un article paru dans la Tribune :

Mise à jour du 14 mai.

Alors que le 11 mai, les services vétérinaires se réunissaient avec le Service Régional de la Protection des végétaux, au vu des constatations faites lors des 4 journées d'enquête sur notre exploitation, ils ont décidé d'envoyer les échantillons aux laboratoires compétents. Il faudra attendre encore au moins 15 jours avant les premiers résultats.

"Au vue des constations effectuées, il semble que dans votre cas il soit difficile d'imputer ces mortalités à une seule cause mais plutôt à un ensemble de facteurs qui interagissent et affaiblissent les colonies. 

Parmi ces facteurs, Varroa pourrait être un facteur majeur, même si des toxiques ou d'autres agents pathogènes comme nosema peuvent également y avoir contribuer. C'est pourquoi les analyses pathologiques (recherche de varroa sur couvain operculé mort, de nosema sur le rucher de beaumont) et toxicologiques vont être lancées conjointement.
Parmi les autres facteurs, la météo et des problèmes de fécondations des reines pourraient également avoir jouer. Il semble qu'il y ai eu, d'après vos observations et les miennes, pas mal de remérage ou d'anomalies de pontes avec les reines de 2016."

Par ailleurs, les résultats préliminaires ne donnant pas de signes de maladie contagieuse, aucune interdiction d'utilisation des cadres de miel ou de pollen n'a été prononcée ni par les services vétérinaires ni par Ecocert.

Voici le film documentaire réalisé sur notre exploitation à l'occasion de cette enquête.

Mise à jour du 16 mai.

La revue Abeilles et Fleurs a sorti un article complet sur la catastrophe que nous traversons

Mise à jour du 22 mai.

A quelques jours de la fin de notre campagne de financement participatif, nous avons pu aller chercher les 100 premiers essaims. Nous voulons remerciers toutes celles et ceux qui nous ont aidé dans cette formidable aventure. Merci pour votre soutien, pour les partages, pour l'amitié...

Mise à jour du 03 Juin.

En raison de l'énorme soutien que sucite notre campagne, les responsables de la plateforme Multiplee on décidé de la prolonger de 15 jours. Nous avons été chercher 110 essaims de plus en Toscane, Voici le film ...